Victor Alexandru STOICHIȚĂ
2009/2010
Field of Study:
Musicology
Research Program:
NEC Țuțea
Affiliation:
Centre de recherches en ethnomusicologie (CREM) / Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative du CNRS (UMR 7186)
Position:
Researcher
Country:
Romania
Research Project
L'argent, l'amour, les ennemis. Une ethnographie des “manele” à Bucarest au début du XXIe siècle
Je sollicite un séjour d’étude au New Europe College pour y mener une enquête ethnographique sur les manele. Je prête au lecteur du présent document une familiarité minimale avec le phénomène médiatique, et les débats qu’il suscita dans la Roumanie post-communiste. Sur le plan musical, les manele peuvent être caractérisées par leur rythme particulier. Elles sont exécutées par un chanteur et/ou un instrumentiste solistes. Les auditeurs dansent parfois, et dans ce cas de manière individuelle (non en couples ou en chaînes, comme pour d’autres danses répandues à travers le pays). Les origines des manele sont obscures. Certains y ont vu un phénomène nouveau, lié aux synthétiseurs, aux discothèques et à une inuence culturelle << orientale >>. D’autres en trouvent au contraire des prémices dans les archives de folklore, et pensent qu’il s’agit d’un vieux genre balkanique, qui connaîtrait actuellement un regain d’intérêt. Que ce soit par leur nouveauté ou simplement leur popularité récente, les manele ont en tout cas entraîné des reconfigurations dans la pratique des musiciens professionnels populaires, qu’on appelle les lăutari. J’ai pu m’en rendre compte lors de mes recherches de terrain, notamment en Olténie et en Moldavie.